
Le château de La Tourette

Il n' a fait que passer,
Dans ce lieu de mémoire,
Il a pourtant œuvré,
A construire une histoire,
Au bras d' une princesse,
Dont il a pris la main
Il n' eûrent jamais de cesse
A creuser leur chemin ...

Le genre de balade qui donne envie
D' oublier toutes ses p' tites misères,
Être seul, face au pont Levis,
Donne du recul, de la lumière,
Sur nos soucis démesurés
Ces intrus qui nous font la guerre,
Ce temps passé, ici gravé ...
Jour d' aujourd'hui comme naguère








Il s'agit d'un monument inscrit à l'Inventaire
supplémentaire des monuments historiques
depuis le 7 novembre 1996, incluant
les vestiges du château, la maison forte,
les communs, La terrasse,
le donjon et les élévations.
Origines et évolutions architecturales
L’édifice trouve ses origines entre
le XIIIe et le XIVe siècle.
Les éléments visibles aujourd’hui
remontent aux XIVe et XVe siècles,
avec l'élément central étant un imposant
donjon quadrangulaire. Aux XVe et XVIe siècles,
une maison forte a été bâtie ou restaurée
sur la terrasse, intégrant une salle de garde,
des ouvertures de tirs variées,
une échauguette en surplomb
et un mur de soutènement
impressionnant longeant la terrasse -
le tout s'appuyant sur un site
naturellement défensif, sur un éperon rocheux
dominant les gorges de la Dunière.
Fonction stratégique et rôle historique
le château était construit sur un
site fortifié naturel, permettant de contrôler
l'accès au plateau de Vernoux via les
Gorges de la Dunière. Un système défensif
sophistiqué comprenait deux ponts-levis,
un fossé sec et des ouvertures
de tir bien positionnées.
Il aurait également été utilisé comme prison
pour protestants durant
les guerres de religion.
Propriété, dégradations et restauration
En 1817, la famille de La Tourette
vendit le château qui fut ensuite
utilisé comme carrière de pierres,
avant d'être racheté en 1848
par la même famille.
Des travaux de restauration,
notamment du corps de garde
(maison forte) ont été réalisés
entre 1997 et 2002.
Un projet plus récent vise à restaurer
l'escalier en colimaçon
de la tour de guet et à rétablir
l'apparence originelle du sommet de la tour,
endommagé depuis le XIXe siècle
