
Vincent d’Indy (né à Paris)
- 1851-1931-
​
​
Ses liens avec Boffres​
​​
Vincent d’Indy passe tous ses étés 1864–1890 à la maison-forte dite
« Ferme de Chabret », berceau de sa famille, toute proche de Boffres.
Ce lieu l’attache durablement au pays
(Chez sa tante Bibiane d’Indy, épouse de Victor de Pampelonne)
​
11 août 1875 — Mariage à Boffres avec
Isabelle de Guyon de Geis
de Pampelonne (sa cousine)
​
La Ferme de Chabret est édifiée en 1589 et reste dans la même famille Depuis l’origine, incendiée aux dragonnades,
Abandonnée ~30 ans,
Remise en état en 1714, puis agrandie
aux XVIIIᵉ-XIXᵉ s.
Bâtiment « d’une élégante simplicité »,
cinq corps alignés,
pigeonnier et basse-cour, il domine
un grand potager. clos de murs avec
bassin d’arrosage.
​
Séduit par le site, il fait bâtir
le Château des Faugs
sur le plateau voisin :
Première pierre en 1883,
campagne de construction 1886–1890.
L’architecte maître d’œuvre est
Louis-Achille Tracol.
Vincent d’Indy a lui-même dessiné les plans.
Il y séjourne régulièrement à partir de 1890.
​
Plusieurs œuvres y mûrissent.
Sa "Symphonie sur un chant
montagnard français"
(1886) s’appuie d’ailleurs sur un air
de berger ardéchois,
écho direct du terroir.
​​
Je vous propose la version la plus audible
que j'ai trouvée, libre de droit :
​
​​
​
Source: ​IMSLP / YouTube
​
Selon une source spécialisée,
la Sonate pour piano en mi (Op. 63),
datant de 1907,
y fut également composée.
​​
​​
Le château est inscrit aux
Monuments Historiques
depuis le 8 mars 1991. C’est une propriété privée
(usage événementiel /maison d’hôtes
selon les périodes).
​
​
​​​
​
Originaire d'une famille aristocratique,
il reçoit une solide éducation musicale.
Élève de César Franck, il se forme aussi
au piano, à l’orgue et à la composition.
​
Carrière de compositeur
​
Vincent D’ Indy est l’auteur
de nombreuses œuvres orchestrales,
vocales et de musique de chambre. .
Il écrit aussi des opéras (Fervaal, L’Étranger),
des symphonies, des quatuors et de
la musique religieuse.
​
Chef d’orchestre et pédagogue:
​
Il fonde en 1894,avec Charles Bordes et
Alexandre Guilmant,
La Schola Cantorum de Paris,
établissement qui devient un
centre d’enseignement majeur, rival du
conservatoire. D’Indy y enseigne la composition,
la direction d’orchestre et l’histoire
de la musique. Il défend une vision très
structurée et "classique" de la musique.
​
Esthétique et influences
:
Admirateur de Beethoven, Wagner
et surtout de Franck, il prône une musique
à la fois rigoureuse et inspirée
par le contrepoint. Il valorise
le patrimoine musical français
(chants populaires, musique ancienne).
​
Personnalité et contexte :
Conservateur sur le plan politique
et religieux, Il est souvent perçu
comme un homme intransigeant,
ce qui lui attire autant
de disciples que de critiques.
​​.
Vincent d'Indy et le Château des Faugs












La "Ferme de Chabret"









Resté actif comme compositeur
et pédagogue jusqu’à la fin,
il meurt à Paris en 1931.
👉 En résumé, Vincent d’Indy
fut à la fois compositeur,
chef d’orchestre et surtout
pédagogue influent,
Figure centrale de la musique
française de la fin du XIXe
et du début du XXe siècle





Autour du piano, tableau de Henri Latour, 1885 : Emmanuel Chabrier au piano. De gauche à droite : Adolphe Jullien (critique), Boisseau (violoniste à l'Opéra), Camille Benoit (historien d'art), Edmond Maitre (érudit), Lascoux (magistrat), Vincent d'Indy, A. Bigeon (romancier et critique) (Musée d'Orsay)

Vincent d'Indy, André Messager et autres


